Début septembre, Google procédait au lancement surprise de son navigateur Google Chrome en version beta. Celui-ci semblait marcher sur les plates-bandes de Firefox, dont il partage le noyau (Mozilla). Annoncé en fanfare par les médias spécialisés, le dernier-né du géant Google causait même quelques débats sur la vision hégémonique de son constructeur : les recherches, les e-mails, la publicité, les navigateurs... A quand le système d’exploitation pour naviguer 100% google ? L’hégémonie du moteur de recherche est telle qu’on en réécrit l’histoire du web ; ainsi le journal du net n’hésitait pas à titrer « Google : dix années à dominer le web », faisant fi d’une époque pas si lointaine où altavista, yahoo et voila luttaient à armes (et parts de marchés) égales. Mais qui s’en souvient ?

La polémique née de ses conditions d’utilisation a pu passer pour un grain de sable venant enrayer le rouleau compresseur : la désormais célèbre « section 11 » des conditions d’utilisation attribuait à la société une licence illimitée et inconditionnelle sur tout contenu produit avec son navigateur ! Rapidement repérée par les utilisateurs, la section a depuis été corrigée, et le célèbre éditeur est allé jusqu’à présenter des excuses officielles sur son blog . Malgré ce correctif, il est évident que pour Google, Chrome reste avant tout une source d’information, lui permettant d’en savoir davantage sur notre comportement... De là à parler de logiciel espion, il n’y a qu’un pas, que le gouvernement allemand n’a pas hésité à franchir - une première !
Un mois après la publication, le soufflet est retombé, Chrome n’est déjà plus un thème d’actualité, et son taux d’utilisation en Europe le place loin derrière... Opera et Safari, avec environ 1% d’utilisateurs (source : Xiti Monitor ). Et surtout, on a découvert que le géant du web n’était pas infaillible : Chrome est en version beta, failles de sécurité et bugs ont émaillé ses premières semaines d’existence.
Le temps seul nous dira si le dernier-né des navigateurs internet saura un jour rivaliser avec Internet Explorer (60% des utilisateurs) et Firefox (30% des utilisateurs et en progression constante).

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